lundi 5 mars 2012

Il n'y a pas de fumée sans feu!

L'exposition "Les preuves du feu" présentée par l'association "Perspectives" vient de se terminer au château de Bouc-bel-Air.Un bel accrochage auquel j'ai eu le plaisir de participer avec les deux travaux suivants au milieu de 33 autres artistes.
Moucharabié II

Moucharabié I (Détail)
L'artiste invité : Dominique Barbier avait mis le feu en scène  avec une vidéo dans laquelle le célèbre "Homme de Vitruve" était littéralement consumé jusqu'à sa disparition par l'incandescence de l'anneau de feu qui l'entoure. Éblouissant.
J'avais une autre idée de participation d'une manière toute "duchampienne" que je vous livre ci après :
Il s'agissait de légender ainsi ces deux extincteurs présents dans ce musée et comme dans beaucoup d'autres... sécurité oblige!
Hommage anonyme à Marcel Duchamp
"Hommage à Marcel Duchamp" (qui s'est fait incinérer, du moins il me plait de le penser!)
Le texte d'accompagnement (L'art conceptuel a souvent besoin d'un "mode d'emploi") :
Les extincteurs sont bien la preuve d'un feu possible, accidentel ou criminel. Ils sont destinés à l'éteindre en tout cas et cela grâce au courage et au savoir faire des pompiers (je m'interroge au passage sur le sens du terme : art pompier?). Un corps de métier qui lui aussi est bien la preuve vivante cette fois ci, et non inerte, du feu"
Je fais remarquer volontairement ici la couleur, particulièrement voyante, de ces objets qui apporte, où qu'ils soient suspendus, une note clinquante dans des lieux et des expositions qui en sont totalement dépourvus. La "noirceur" de nos travaux eut été quelque peu atténuée à la fois par la couleur et la note d'humour adjacente.Les musées  sont souvent sinistres. Souhaitons leurs cependant de ne jamais être sinistrés, car dans ce cas  la couleur comme la vie ne serait pas Rose( Sélavy).


lundi 13 février 2012

Il fait froid

Le froid nous paralyse! Les ateliers d'artistes sont des congélateurs et les mains, les idées se gèlent (corps et âme même combat!)  elles aussi dans l'attente du redoux. Parfois les techniques et les produits à mettre en œuvre nécessitent des températures minimales. C'est le cas pour la résine expoxy, qui de surcroit nécessite  une ventilation  indispensable sous peine  de sérieux maux de tête. (Je suis assez gaté par ailleurs là dessus, non merci!)
Ainsi donc j'attends le dégel et que le thermomètre veuille bien passer la barre des 15°, à l'intérieur comme à l'extérieur!
Alors je bloge!


totem au réservoir

tête hippie

tête à claques

tête de nœuds

masque inspirateur
Je souhaitais de toute manière parler de travaux récents qui, après les boites m'ont donnés de belles satisfactions "singulières".
Il s'agit de la (suite de la) série "africaine" présentée cet été au Musée Edgar Melik dans le cadre de l'exposition " Un été singulier" à l'initiative de sa charmante conservatrice, Danièle Malis et de l'association des Amis du musée Edgar Melik.( en cliquant sur ce lien "la Sentinelle" N° 2 paru le 24 janvier 2012 sur le blog de Florence).
Le dernier "masque inspirateur" est là pour vous rappeler sur mon autre blog  le commentaire que je fais sur l'exposition incontournable des masques collectionnés et réalisés par Erhard Stiefel au Théâtre du Bois de l'aune jusqu'au 23/02 en espérant que celle-ci soit prolongée.



vendredi 27 janvier 2012

Faire un clown!

Je dis bien faire un clown et non pas faire le clown.
Notre métier [(le prochain N° 26 de la Revue AREA parlera de cette notion là plus précisément( www.areaparis.com/)] nous amène parfois à répondre à des commandes les plus étranges voire cocasses. Ainsi donc un monsieur (d'un certain age) souhaite accueillir ses amis et visiteurs par l'entremise d'un clown. Il y avait bien un modèle de clown existant,avec lequel un cirque ambulant faisait sa pub, en criant dans un vieux mégaphone (et avec l'accent) : Bonjour, les enfaaaants... en soirée sur la place publique...etc. que ce commanditaire a fini par acquérir. Mais il voulait "son" clown.  Je me suis mis au travail. Voilà le résultat intermédiaire, avec une version colorisée avec Photoshop.
                                                                                                                                             

    

La prochaine étape est le passage  à une couverte  en résine qui le rendra résistant et imperméable aux outrages des temps... pluvieux surtout. Je remercie au passage Georges Guye qui m'a donné quelques "tuyaux" et adresse de fournisseur.
Bien que ne pouvant  toujours pas rendre les liens actifs, la référence à Georges  SEGAL est incontournable. Nous ne sommes  pas l'un et l'autre dans le même registre, mais il faut néanmoins reconnaitre avec modestie mes sources d'inspiration loin de toute notion de copie donc ou de plagiat... du moins je l'espère.